zamalek

décembre 6, 2009

L’été, ajusté au trou d’ozone, s’abat durement sur la mosquée d’Al-Hâkim, dite « La Brillante ». Quiconque a vécu dans cette ville immense a découvert une réalité qu’on ne mesure ni en distance, ni en durée mais en coulées d’air.

Ces flux de températures et d’odeurs descendent les rues, enveloppent les bâtiments, les arbres, les kiosques, les véhicules, les piétons, s’accumulent sur les places en flaques épaisses, sans cesse alimentées par le bas en raison de la circulation, de l’agitation, de l’évaporation des sols, tandis que le ciel, bordé de fers à béton et de palmes, est un ciel comme partout ailleurs.

Circulant à travers ce dédale de flux, on est parcouru de picotements, comme soumis à un courant électrique, un court-circuit qui se produit chaque fois qu’on traverse l’une de ces cloisons de chaleur en équilibre instable, en perpétuel mouvement de cisailles, coulissant l’une sur l’autre comme des baies vitrées; l’esprit rationnel et l’infini, ajointés.

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