ma pauvre Lizzie…

novembre 26, 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tu es à côté de la plaque… il faut briser le moule, quitter le nid… il faut partir comme Ulysse et revenir dans la peau d’un autre, fidèle à soi-même mais transformé au point de n’être plus reconnu que par son chien… ce retour n’est retour que dans les mots… c’est l’heure de vérité… il n’est plus question de tricher, de se faire plus beau que nature… l’idée même de beauté est devenue nocive car  contraire à l’exigence de se montrer tel qu’on est…

… la beauté n’est pas à réinventer. Elle se trouve derrière nous, grande fosse à combler. Je ne sais pas pourquoi l’homme penche du côté de la facilité. Il est facile de plaire. Il est facile de donner le frisson. Il suffit de poursuivre l’inaccessible… Un écrivain célèbre a offert son prix littéraire aux chiens de la ville. J’attends celui qui leur offrira son œuvre. Une œuvre que les chiens mordront comme de la viande. Ce n’en sera pas, comme ces chiens ne seront pas des chiens. Peu importe, puisqu’il faut un mystère. Mais l’épreuve aura pris fin… Les regardant alors se battre sous le préau, mêlé à  leur meute sans témoin.

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5 Réponses to “ma pauvre Lizzie…”

  1. suis dans l’ignorance du travail de roger laporte / vais aller de ce pas dans le mille de « la vérité du langage » / merci

  2. oui il arrive que la voix narrative, si elle veut savoir qui elle est, doive entrer dans l’opacité, et dès qu’elle croit le savoir elle est déjà autre
    le langage quête quelque chose qu’il sait ne pas être la vérité, tout au plus une miette d’une vérité, prête à bientôt disparaître
    alors quête de l’insaisissable, comme on embrasserait l’aube d’été

    merci de vous et de votre écriture

    • je suis revenu à la lecture de Roger Laporte, à son travail sur l’autobiographie… une plongée dans la vérité du langage (RL emploie ce mot de vérité), et non dans un quelconque éclaircissement sur la vie de celui qui écrit. Pour le coup, l’autobiographie de Laporte, une anti-confession rousseauiste…

  3. quand la voix narrative veut savoir qui elle est, elle ne peut questionner que le mensonge et l’opacité – heureusement, d’ailleurs, que le langage, y compris dans son usage le plus descriptif, n’est pas, n’en déplaise à Rousseau, l’outil pour approcher la vérité, elle même élément du langage, et, donc, aussi insaisissable que lui…
    la toute belle journée, Elise L

  4. Elise L said

    se montrer tel qu’on est mais est-on si sûr de soi, et si ce n’était là qu’un des visages d’une quête impossible, son mystère aussi

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